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Les Carmélites missionnaires à Notre-Dame de Livron

Héritières de Thérèse D'Avila

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En 2015, on fête les 500 ans de la naissance de sainte Thérèse d’Avila, carmélite qui décida de fonder un nouveau monastère pour un retour du Carmel à sa règle primitive. Les carmélites missionnaires qui sont à Livron, fondées par le P. François Palau, sont aussi les héritières de cette sainte.

A notre Dame-de-Livron, la communauté des carmélites missionnaires vit pleinement dans la tradition carmélitaine. Pour sœur Ana Maria et sœur Romana, la figure de sainte Thérèse d’Avila est celle d’une femme qui fit une découverte essentielle dans la vie spirituelle et communautaire. Pour elle, les changements passaient par la relation avec Dieu, en vivant fidèlement sa vocation avec d’autres. Elle découvrit par l’oraison et des expériences mystiques une relation d’amitié avec Jésus Christ qui lui demanda de prier pour changer le monde.

Les carmélites missionnaires vivent en petites communautés, ouvertes vers l’extérieur, en quelque sorte de petites « couvées » fraternelles, en relation avec Dieu et avec le monde. Elles sont comme de petites Eglises d’après François Palau, fondateur des carmélites missionnaires. L’attachement à l’Eglise est très présent dans les textes de sainte Thérèse d’Avila. C’est aussi une grande similitude avec F. Palau, qui incitait à prier beaucoup pour l’Eglise. Dans ces périodes troublées, il lui paraissait essentiel d’aimer l’Eglise, d’aimer Dieu et ses prochains.

L’oraison au centre de tout Pour Ana Maria, la prière est une relation personnelle avec Dieu, on tisse ainsi une relation d’amitié, on se « réchauffe » intérieurement. « C’est cette flamme intérieure qui peut apporter ensuite quelque chose au monde, en sortant de sa communauté et ainsi aider l’Eglise. Fêter les 500 ans de la naissance de sainte Thérèse est une invitation à se réveiller ! Il faut le comprendre comme une « petite braise dans les cendres », une invitation à raviver cette relation avec Dieu, car c’est lui, en nous, qui agit dans le monde. Mais pour cela il a besoin de nous. Ces 500 ans, c’est pour aller chercher Dieu et trouver ainsi sa propre mission ». Quand Dieu se manifeste auprès de personnes, comme Thérèse d’Avila, c’est pour les fortifier. Il manifeste ainsi son amour, parfois de façon un peu « encombrante ». Par les expériences mystiques, qu’elle chercha d’ailleurs à cacher, elle avait honte, Thérèse croissait en force et en liberté. Elle passa donc sa vie à annoncer le règne de Dieu, ce fut la réponse d’une personne libre.

Missionnaires Les six sœurs de Notre-Dame de Livron essaient de vivre cela au quotidien. La prière tient bien sûr une place centrale avec la vie de communauté. « Au début, c’est une vue un peu théorique, mais ensuite cela devient une façon d’être » dit Ana Maria. La prière les soutient, elle est à la fois communautaire et personnelle. Elles ont besoin du monde pour porter avec elles leur prière. S’adaptant à leur mission d’accueil au sanctuaire de Livron, elles commencent à prier très tôt le matin et peuvent ainsi avoir de la souplesse dans l’accueil des visiteurs. On retrouve cette « souplesse » dans les oraisons personnelles, en fait tout est sujet à oraison ! La contemplation de la beauté de la nature, les actions, les rencontres, les beaux bouquets, les chants, « tout ce qui est inspiré touche mon âme ». Les carmélites missionnaires vivent bien sûr la même spiritualité que Thérèse d’Avila, mais elles la vivent de façon différente. Les intuitions de François Palau « s’ajoutent » en quelque sorte au charisme carmélitain.

Parmi ses expériences mystiques, Thérèse d’Avila vit un jour un jeune enfant qui lui demanda qui elle était. « Je suis Thérèse de Jésus ». Elle lui demanda à son tour mais toi qui es-tu?  « Je suis le Jésus de Thérèse » !

                                                                                JF  Laparre



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